Nouvelle visite au tunnel sans fin, avec Bill Smith qui ne connaît pas ce site.
J'entre seul et suis le tunnel, pour faire
surface après le siphon de 20m.
Bill vient me rejoindre.
Nous voulons vérifier s'il y a des points communs avec l'île de Céphalonie?
Nous sommes dans un petit lac d'eau douce à 18°
alors que le tunnel aspire de l'eau de mer à 26°.
Nous redescendons à la salle noyée à -20m et, partant de là,
je m'engage dans le tunnel qui plonge, en suivant la verticale.
Par endroit, il se retrécit provoquant alors une accélération du courant.
Je réalise alors le danger:
si le tunnel se réduit tout à coup à une simple fissure,
je
m'y trouverai plaqué comme on peut l'être contre la grille de vidange d'une piscine.
Je m'arrête un peu avant 40m de pofondeur et fais demi-tour.

Où conduit ce tunnel sans fin que je n'ai plus visité depuis ce jour là?
Si depuis cette date, des plongeurs sont allés plus loin,
ils peuvent nous contacter, envoyer leur histoire, ou un commentaire.
cliquer ici:

Les falaises du cap Toix cachent beaucoup de grottes:

cliquer sur le plan pour voir les autres sites
Le 2 septembre 1973 je visite le site n°5.
Il s'agit d'une grotte où débouche un tunnel qui expluse de l'eau douce glacée.
Ici, au contraire du site n°3, il faut lutter contre le courant pour entrer.
C'est très étroit. Manquant de rester coincé par deux fois, je renonce.
Là aussi, se trouve une surface et de l'air respirable.

Le cap Toix sous la pluie.
Les cascades donnent une idée des rivières souterraines qui coulent dans le massif,
sans parler des innombrables sources sousmarines au large qui jaillissent du sable par 15 ou 20m de fond.
Si depuis cette date, des plongeurs sont allés plus loin,
ils peuvent nous contacter, envoyer leur histoire, ou un commentaire.
cliquer ici:
Le 19 mai 2011 nous avons reçu un message du centre de plongée d'Altea:

cliquer pour joindre le centre de plongée
"Nous connaissons cette grotte.
Pour la plongée, un niveau loisir n'est pas approprié.
Par conséquent, nous ne sommes jamais entrés.
Nous avons
seulement observé avec curiosité depuis son entrée.
Actuellement, des études sont effectuées
par les chercheurs.
Cette grotte fait partie du plus grand système fluvial en Europe et
communique avec Moraig Caves à Moraira."

Sites de plongée autour du cap Toix
proposés par le centro de buceo Greenwichdiving d'Altea
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Commentaires de Claude Lapeyre:

Quarante ans ont passé depuis le début de cette aventure.
Pendant toutes ces années, comme nous l'a confirmé le centro de buceo Greenwichdiving d'Altea,
des études ont été effectuées qui prouvent que j'avais vu juste dès 1972.
Le phénomène est semblable à celui qu'on observe en Grèce.
Ci-dessous, un extrait du rapport des services hydrologiques de Valencia:
L’île de Céphalonie en Grèce est célèbre pour le phénomène de la mer-Katavothres:
un flux continu d'eau de mer entre dans la terre, à travers des cavités, circulant dans un tunnel souterrain pour réapparaître à 16 km de distance.
Pendant des années, ce cas fut considéré comme unique au monde.
Dans la Costa Blanca, en Espagne, un phénomène de ce genre,
encore plus spectaculaire existe en partant du puisard de Toix.
Dans ce cas, les chemins par lesquels l'eau de mer circule ne sont pas connus,
bien que les observations conduisent à la conclusion
qu’elle emprunte le système aquifère de la dépression de Benissa,
pour ressortir à la résurgence del Moraig (Benitachell - Alicante),
à une distance de 20 km au nord.

On ne connaît pas le parcours souterrain de l'eau entre Toix et Moraig (20km)
Dans son périple, l'eau de mer entraîne la contamination d'une grande partie du système principal d’eau douce aquifère située dans le crétacé supérieur et les calcaires oligocènes.
En mars 1998, le Service des Travaux Publics de Valencia (maintenant le Ministère des Travaux Publics) par sa commission des ressources en eau, lance une étude pour la récupération des nappes aquifères de la dépression Benissa Marina Alta - Alicante.
En complément une étude hydrogéologique classique instrumentale
et océanographique (courants, débit…) est lancée dans les deux cavités.
Des séries chronologiques sont enregistrées à des intervalles de 30 minutes
pendant une période de 18 mois (01/08/1998 à 27/01/2000).
Les paramètres mesurés avec ces instruments ont été les suivants:
température, conductivité, pression, intensité et direction de l'écoulement.
Au cap Toix, à l'entrée, le débit moyen de l'intrusion d’eau de mer,
dans cette période de mesure, est estimé à 433 litres / seconde .
À Cala Moraig , à la sortie, le débit moyen de l'eau
à la même période, est estimé à 900 litres / seconde .
Les différences des résultats des mesures effectuées dans deux cavités,
la sortie à Moraig et l’entrée à Toix,
montrent l’apport d’eau douce au cours du parcours souterrain,
tout en soulignant l'importance du phénomène.
La trop forte concentration de chlorures (eau de mer) dans les eaux souterraines
semble rendre improbable une captation d’eau potable. |
Pour lire le rapport intégral (en espagnol)
cliquer ici
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À lire ce qui précède, je me dis que j'ai bien fait de ne pas insister en 1973.
J'ai bien fait de m'arrêter à 40 m de profondeur.
Aspiré par le courant, j'avais devant moi un parcours souterrain de 20 km.
Aucune chance d'arriver au bout du tunnel sans fin.

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ATTENTION DANGER - PLONGÉE MORTELLE
20 juillet 1982
Cova Del Moraig (Benitatxell, Alicante- Espagne) :
Deux plongeurs non formés aux techniques de plongée souterraine s’engagent dans un siphon
avec chacun un bi-bouteilles et un seul détendeur.
Un des deux plongeurs seulement est équipé d’un manomètre.
Ils progressent jusqu’à environ 500m de l’entrée puis font demi-tour.
Celui qui n’a pas de manomètre se trouve à court d’air pratiquement immédiatement après avoir fait demi-tour.
(Son corps sera retrouvé à 370m de l’entrée. Profondeur: 22 m).
Affolé par le décès de son compagnon, l’autre plongeur retroune précipitamment vers la sortie.
Il décède d’une syncope, à court d’air, à 110m de l’entrée
après avoir essayé de respirer l’air de la bouteille de sa Fenzy.
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21 septembre1992
Cova del Moraig (Benitatxell, Alicante - Espagne) :
Un plongeur allemand, très familier de la source pour y avoir dirigé études et explorations,
comptant plus de 300 plongées dans cette cavité
qu’il a explorée sur un distance de 1100m avec un passage à -62 m,
s’immerge, avec un collègue espagnol, pour une dernière plongée de la saison afin de collecter de l’eau,
du plancton, des sédiments et quelques spécimens de la faune.
Les deux plongeurs se suivent jusqu’à 300m.
L'
espagnol fait alors demi-tour en effectuant ses relévés.
L’allemand poursuit au propulseur.
La pratique qu’il a acquise en plongeant à maintes reprises dans cette source
lui confère une confiance en lui exagérée qui le conduit à ressortir chaque fois avec très peu d’air.
Il n'a pas de réserve d' air et compte sur le fonctionnement du propulseur
pour regagner comme d'habitude la sortie en extrême limite.
Le plongeur allemand décède lors du retour à 200m de l’entrée du siphon (profondeur-15 m) à court d’air.
On le retrouvera
la main sur le fil-guide.
Son propulseur sera retrouvé à 243m de l’entrée, l’hélice prise dans le fil.
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En savoir plus sur la plongée souterraine:
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